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MessageSujet du message: le bar
Posté: 25 Fév 2013, 20:34 

La migration et le frai du bar

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Une ponte qui s'étale sur 6 mois de l'année en fonction du sud ou du nord de l'Europe.

Pendant les mois d'octobre et de novembre les poissons sexuellement matures entament une immuable migration qui « vide » la Mer du Nord et la zone est de la Manche au fur et à mesure que la température de l'eau diminue.

Les poissons qui ont passé l'été sur les côtes de Norvège, du Danemark, du Royaume Uni, d'Allemagne, de Hollande, de Belgique et Nord de la France convergent vers des zones d'hivernages situées au large du pays de galles où ils se rassemblent en d'énormes concentrations couramment appelées « grandes frayères ». Le but de cette migration est de trouver dans les grandes profondeurs, la température d'eau qui déclenchera le processus d'ovulation chez la femelle et celui de la génération de la semence chez le mâle.

En mars et avril, les poissons « transhument » en sens inverse et sur le chemin du retour, ils frayent plusieurs fois en pleine eau, généralement en mai et juin, toujours en fonction de la température de l'eau.

Les études menées par Donovan KELLEY depuis plus de 30 ans ont montré que les bars, à partir de leur maturité sexuelle, reviennent tous les étés au même endroit.

Pour étudier les migrations on utilise la technique de pose de marqueurs ou «tags».

Incidence de ces données sur la pratique de la pêche récréative

Pour en finir avec la (fausse) querelle du no kill

Concernant le bar, le no kill (remise à l'eau systématique des poissons capturés) est affaire uniquement de conscience individuelle. Celui ci n'étant pas classé dans les poissons dits «de pêche sportive», rien n'oblige aucun pêcheur à remettre à l'eau le poisson qu'il vient de «piquer» dès lors qu'il est maillé.

Au delà de ce choix, il faut quand même «tordre le coup» à une idée couramment répandue (et relayée récemment encore par une revue dans son éditorial): La remise à l'eau d'un poisson ne provoque pas la dispersion du banc dont il faisait partie ou du moins elle ne la provoque pas plus qu'un raté. Même si certains guides de pêche relâchent les bars en fin de sortie (après les avoir conservés dans un vivier), les exemples sont nombreux de prises successives dans une chasse avec relâché systématique.

Nous voyons plutôt dans cette accusation à l'égard des pratiquants du no-kill un soutien détourné envers des méthodes de pêches bien plus contestables au regard de l'éthique que le réel énoncé d'une réalité ayant un quelconque fondement scientifique.

Maille légale et maille biologique

Maturité sexuelle du bar selon les zones géographiques:


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De ce tableau, il ressort très clairement que les mailles légales actuelles (25 cm en Méditerranée et 36 cm sur les autres littoraux) ne prennent pas suffisamment en compte les réalités biologiques de l'espèce dans l'optique d'une préservation durable de l'espèce et particulièrement en ce qui concerne les femelles.
En effet, en Manche et en Mer du Nord (où s'applique la maille légale de 36 cm), on n'a à ce jour jamais trouvé un spécimen femelle sexuellement mature de moins de 42 cm. Or il est impossible de distinguer un mâle d'une femelle sans pratiquer l'autopsie du poisson.

C'est pourquoi le respect de la maille légale ne suffit plus : il faut s'autodiscipliner sur une maille biologique qui limite au minimum le risque de s'approprier un poisson qui ne s'est jamais reproduit.
En outre de récentes études scientifiques menées par le DEFRA en Grande Bretagne (super ministère englobant entre autres secteurs celui de la pêche) semblent indiquer que dans une forte proportion les premières pontes des femelles sont «blanches» c'est à dire non productives d'alevins.

Le bar présente un réel intérêt pour le pêcheur dès lors qu'il atteint ses 10 ans et qu'il pèse entre 2 et 3 Kg. Malheureusement, la réglementation autorise à les capturer à la moitié de cet âge, quand ils ne mesurent que 36 cm (25 en Méditerranée).

C'est pourquoi, à ces mailles légales, nous opposons une maille biologique de 42 cm et encourageons les pêcheurs récréatifs à s'y tenir.
Pourquoi 42 cm ?
On a la certitude qu'en Manche et sur la quasi-totalité du littoral atlantique, un poisson de 36 cm n'a pas atteint la maturation nécessaire pour s'être reproduit, ne serait ce qu'une fois. A l'opposé il est établi que le même poisson de 42 cm s'est selon toute vraisemblance reproduit au moins une fois :

L'enjeu du respect de cette maille biologique de 42 cm est donc important.

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L'âge d'un bar peut être déterminé en lisant les stries présentes sur ses écailles, comme on lirait l'âge d'un arbre en examinant le tronc qu'on vient de scier. Cette opération porte le nom d'analyse scalimétrique.


La saison de pêche

Comme mentionné plus haut la frai des bars se prolonge sur le parcours de retour des grandes frayères.
Il est donc important de ne commencer sa saison de pêche qu'après le 1er avril.



Avant cette date la probabilité de capturer des bars en cours de reproduction est en effet trop importante dans la perspective d'une approche éthique et durable de la pêche récréative.

Le choix des hameçons
De manière générale, il faut à tout prix proscrire les hameçons en inox:

En effet, en cas de casse, les sucs digestifs du bar viennent rapidement à bout d'un hameçon ordinaire et celui-ci est réduit en quelques jours. L'inox résiste à ces sucs gastriques et l'hameçon reste alors en place, provoquant une plaie permanente qui condamne le spécimen à une mort aussi lente qu'inéluctable.
Limitez le nombre de triples sur un leurre

Dans le même ordre d'idées, puisque notre spécimen «halieutiquement intéressant» pèse au moins 2 kg, il est important de choisir des tailles d'hameçons qui réduisent au minimum le risque d'engamage par des juvéniles (souvent voraces):

Pour les leurres : deux triples (et non trois comme proposé par les fabricants) en taille 4;

Pour le surfcasting : ne pas hésiter à faire des montages en 2/0 et 4/0 et privilégier les hameçons «circle hook» dont la forme évite la plupart du temps les engammages trop profonds.

L'expérience a depuis toujours montré que notre poisson «intéressant» ne sera en aucun cas effrayé par une bouchée conséquente au surfcasting ou par un leurre bien armé.

Enfin, ne pas hésiter à mater les ardillons des hameçons, ce qui garantit souvent un décrochage sans dégâts. Contrairement à une autre idée reçue, ce n'est pas l'ardillon qui tient le poisson mais la main du pêcheur et sa façon de le brider : vous ne perdrez pas plus de poissons avec des hameçons sans ardillons

Article : extrait du site du CBE(Collectif Bar Européen)


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